[Pérou] Maintenant, on grimpe… un peu…

Jour 6 : Voyage voyage !

C’est tranquillement installé à la terrasse d’un petit bar d’Arequipa que je commence la rédaction de cet article. Où vous ai-je laissé la dernière fois ? Ah oui, devant un magnifique couché de soleil sur le désert d’Ica. Reprenons…

Après une bonne soirée, une grasse matinée s’imposait. Et aucun stress puisque le bus ne repartait qu’à 13h. J’ai pu dormir jusqu’à 10h (16h, heure française…) et profiter du reste de la matinée pour discuter avec mes camarades de chambre pour tenter de perfectionner un peu mon anglais. Pas grand chose de productif pour cette matinée. En route pour le prochain arrêt : Nazca et ses célèbres « Lignes de Nazca ».

Mais avant ça, petit passage rapide (une petite heure quand même) pour découvrir le Pisco et sa fabrication dans une production locale. Et comme toute visite de production d’alcool… il y a dégustation à la fin ! Un délice le Pisco, je ne pourrai pas en ramener mais je vous le conseille. C’est un alcool pas trop fort fait à partir de raisin mais non, ça n’a rien à voir avec un Gewurtz ou un Bordeaux… Avec la dégustation et la chaleur, l’ambiance du bus après était plutôt sympa…

Et c’est après que ça devient long. Pour arriver à Nazca, le bus a mis plus de 5h… Bon, le stop valait le coup. Nous avons eu le droit d’apercevoir pas moins de trois « oeuvres » des Incas depuis un mirador en plein milieu du désert. C’est beau en photo, tout le monde en a déjà vu, mais quand tu vois ces créations en vrai, vu du sol puis d’en haut, tu te demandes vraiment comment les Incas ont fait à l’époque. Et encore, nous avons vu les plus petits, je ne peux imaginer les plus grandes structures… Impressionnant. Je peux aujourd’hui dire que j’ai vu les lignes de Nazca de mes yeux et peux cocher ça sur ma « to do list ».

Et la suite ? Et bien après une nuit passée en bus, je me suis lancé dans la visite du stop suivant : Arequipa. Bienvenue dans la « ville blanche » du Pérou. A peine arrivé, j’ai posé mes affaires à l’auberge pour arpenter les rues de la ville. Je pense que vous l’avez remarqué, je suis pas trop ville. Heureusement à cette heure là, très peu de touristes ni de personnes vous sautant dessus pour vous vendre quelque chose. Je pensais que Lima étant la capitale, ce genre de pratique était « normale  » mais en discutant et en voyant Arequipa, la pratique est répandue, trop répandue. Ça devient presque pénible. Et plus je vois ça, plus je lis des articles sur internet, plus je me dis que le Pérou est « pourri » par le tourisme de masse… Par soucis de facilité due à la langue et la méconnaissance du pays, j’ai fait de même et ai pris un bus passant par les grands lieux du pays. Aujourd’hui, je me dis que je devrais essayer de faire plus « local »…

Pour en revenir à Arequipa, le centre historique est très beau avec sa pierre blanche taillée dans la pierre volcanique des trois volcans alentours et la place du centre est magnifique. On m’a conseillé de la voir de nuit, ce que je vais faire une fois mon verre et cette première partie de l’article terminée, ce qui est chose faite en fait. Je ne donne peut-être pas ici la meilleure image du Pérou, mais j’écris mon ressenti. On se retrouve plus tard pour une parenthèse nature.

Ah ! juste une chose, pourquoi on monte ? Arequipa est à 2335m d’altitude… C’est pas comme le Rossberg hein ? La deuxième ville du pays à plus de 2000m d’altitude, ça en jette hein ?

Jour 7 : Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort

Je crois qu’après cette journée, je peux rentrer tranquillement en France sans aucun regret. Ce que j’ai vécu aujourd’hui vaut déjà beaucoup… Laissez moi vous narrer cette journée.

Départ du bus à 3h du matin en direction du Canyon de la Colca. J’en avais vaguement entendu parlé avant mon départ mais j’ai trouvé une journée organisée pour aller le découvrir à partir d’Arequipa où je me trouve. Mais le prix m’a quelque peu fait douter… 90 Soles + 70 Soles pour l’entrée dans la zone protégée (sois environ 60€), je trouvais ça beaucoup. Mais je me suis dit tant pis, de un j’ai fait le tour d’Arequipa et de deux, je suis ici pour me faire plaisir alors go ! Au final ? Aucun regret.

Premier arrêt et pas des moindres, le point culminant de la région : 4910m d’altitude… Quelqu’un peut me rappeler la hauteur du Mont Blanc chez nous? Là je vous parle d’un col, non, rectification, d’un plateau de plusieurs kilomètres accessible en minibus par tout le monde hein? On ne vit pas dans le même monde… Mais j’ai pu goûter à quelque chose que j’aurai préféré éviter : le mal des montagnes… A cette altitude, le manque d’oxygène se fait rapidement sentir pour les plus sensibles. Je crois que je fais partie de cette catégorie parce qu’au bout de quelques minutes, je suis pris de nausées et une horrible envie de vomir. Heureusement le guide avait tout prévu et quelques gouttes de lotion aux feuilles de coca, un sac en papier et le mal disparaît petit à petit. Je n’étais pas le seul dans la situation. Mais je pense que le fait d’avoir l’estomac vide n’a pas arrangé les choses. Bref ce premier aperçu de la chose ne fut pas des plus agréables. Je crains un peu l’arrivée à Cusco prochainement, la ville est très haute en altitude… Mais se savoir au dessus du plus haut sommet d’Europe, c’est quand même quelque chose de magique !

Prochain arrêt, petit déjeuner local dans une petite ferme dans la vallée de Colca. Le soleil était maintenant bien levé et le spectacle tout le long de la route était magique : de vertes montagnes plus hautes les unes que les autres, une vallée verdoyante également, le tout avec un magnifique soleil. Je crois que je peux l’affirmer, j’ai très rarement ressenti un bien être pareil en contemplant un paysage mais là… Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que j’ai ressenti tout le long de la journée en admirant les différents points de vue proposés par le voyage en minibus… Au fur et à mesure de la journée, notre guide Omar, un péruvien local, nous a présenté son petit coin de paradis. Et ce jusqu’au point d’orgue vers 11h, après un rapide marche d’une petite dizaine de minutes, le meilleur point de vue sur le Canyon de Colca. Nous avons même eu droit à des condors, les plus grands oiseaux d’Amérique du Sud, venus planer quelques mètres au dessus de nous pour notre plus grand bonheur. Pouvoir observer de si près ces incroyables rapaces dans leur espace naturel et protégé, longer les parois des montagnes pour repérer leurs proies, prendre de l’altitude dans les courants chauds sortant du canyon, et planer de toute l’envergure de leurs ailes juste quelques mètres plus loin… Wouaw… Voilà, j’ai le mot pour résumer ma journée : Wouaw. Je n’en trouve pas d’autres…

Ceci termine cet article. Je crois que j’ai dû pas mal me répéter mais j’ai eu tellement de mal à trouver mes mots que j’en ai complètement perdu ma logique de rédaction.

J’espère vous avoir transporté avec moi dans cette magnifique découverte et vous dis à bientôt pour d’autres du genre !

Romain

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